ANTONIO ORTEGA – HAUTE-COUTURE – Des nuages à la ville.

Des nuages à la ville, Antonio Ortega nous livre une partition onirique, trame de fond de ses voyages et des rencontres qui lui ont inspirés cette collection métissée. Le créateur est connu pour son ancrage avec son pays d’origine, le Mexique, qui l’amène à une vision héritière : de l’artisanat à sa volonté de modernité. Ortega devient un spécialiste du mélange des matières, des découpes et des lignes. La collection haute couture 2016 présentée lors de la Fashion Week parisienne s’oriente dans la continuité de son ambition hybride : partir de ses origines pour marquer de ses rencontres, de celles qui le changent, lui offrent une vision panoramique du savoir-faire, du tissu et des couleurs. Ortega a fait de son vêtement un élixir fluide et composite coulant sur le corps des femmes. Tantôt rêveuses, tantôt terre-à-terre, les créations d’Ortega sont comme des tableaux suspendus : entre deux espace-temps, il dévoile une tension inspirante. Les formes sont happées par le vêtement qui agit telle une sculpture à l’équilibre doux et fragile. Le sequin rencontre le voile, le bouffant épouse le fluide.

Antonio Ortega porte intentions à notifier de ses rencontres inspirantes, par le mariage de ses matières et de ses exclamations. Comme une signature, le rêve légitime les silhouettes coulantes comme « des morceaux de ciel ». Le métallique rencontre le fluide, la femme urbaine rencontre la paysanne. Ortega dévoile un métissage des genres, des silhouettes embourgeoisées, comme une Marie-Antoinette moderne, qui dans les rondeurs de son vêtement, propose une vision diagonale et tranchante. Des épaulettes bouffantes dont la finition du jupon s’apparente à des stalactites d’acier. Antonio Ortega nous présente une narration poétique de ces bribes de vie qui ont fait éclore ses vêtements, entre vie urbaine et vie lunaire, le futur rencontre le présent, l’instant, la volupté.

Remerciements au service presse Alexandre Boulais, ainsi qu’à Delphine Duchêne.

Kira Victoria | Instagram : @victoriakira