Rave parties, vers la médiation de la liberté

Des médiateurs “rave partie” aux départements

Dans un document mis en ligne par Freeform et envoyée conjointement par le ministère de l’Intérieur et du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. On peux lire une demande de désignation de médiateurs “rave parties” qui doivent être faites avant le 3 avril. Leur “rôle sera à la fois d’être le premier contact pour des jeunes à l’initiative d’un évènement mais aussi de créer en amont un réseau de partenaires pouvant accompagner les organisateurs dans leurs démarches”, indique le texte.

La culture et la liberté en perte de vitesse

Anna une jeune teuffeuse interviewée par le magazine dans les rues de Besançon le weekend dernier, nous confiait qu’elle avait peur de perdre “ce truc si important” qu’est la liberté d’organisation et d’autogestion. C’est un fait que nous avions déjà remarqué au teknival de Laon. Ce teknival avait été entouré, à la demande du médiateur, d’une cinquantaine d’agents de police, d’hélicoptère et de plusieurs camions de CRS.  Même chose au N.O.I.S.E. Festival qui en avait déjà également fait la remarque dans Le Monde en 2011.

Les organisations comme Techno+ en première ligne

Nous avons interrogé l’un des volontaires de Techno+ en charge du dossier “Stop à la Répression” à propos du sujet. Il nous répond très directement dans les grandes lignes. (voir le communiqué de ce mercredi pour plus de détails)

Comment vous recevez la nouvelle ?

Fabrice : Disons que c’est la 4èmes fois en 12 ans que l’état met en place un réseau de médiateurs départementaux et à chaque fois cela a été un échec. On a donc du mal à voir cela comme un changement radical de politique en faveur des free parties ! De plus, la circulaire de l’an passé n’a pas eu d’effet positif sur les saisies illégales ou les annulations de soirées. Les préfectures l’ont tellement ignorée qu’elle a été remise en pièce jointe de celle qui vient de sortir. Difficile donc de croire que cette-fois cela aura plus d’effet.

Il tient également à préciser que “la mise en place d’un réseau de médiateur n’est pas une revendication du mouvement mais une volonté de l’état.”. Freeform, lui, est plutôt satisfait du ton positif et respectueux envers les free party malgré une circulaire jugé “largement insuffisante”.

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