Boiler Room : culture de la performance électronique

Reloop une soirée sans limites

Nous sommes un mardi soir lorsqu’il vous prend l’envie de regarder par la fenêtre votre rue, mais malheureusement tout vous semble devenu sombre et sans vie dehors.

Aucun problème s’il fait froid dans la ville, dites merci à votre fournisseur internet et à ceux qui depuis maintenant plus de quatre ans nous propose de se plonger dans l’ambiance underground des lieux, des clubs et parfois des appartements du monde entier qui mixent, performent et jouent live de la bonne musique.

Petit projet londonien lancé en 2010 par deux hommes, Thristian Richards le programmateur musical pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique et Blaise Bellville le directeur général. Ce projet initialement était un supplément du magazine Platform qui proposait un set de musique électronique de 30 à 50 min via les serveurs du service internet Ustream. L’idée de ce concept a pris de l’importance jusqu’à devenir aujourd’hui, une véritable institution. Au point ou certaines personnes m’ont déjà fait la remarque lors de soirées qu’elles avaient l’impression d’écouter du son « comme au Boiler Room ».

Un univers médiatique original

Une Boiler Room c’est surtout de la créativité et quand on parle du support internet comme médias cela nous évoque une large liberté, ici musicalement et photographiquement. L’esthétique des vidéos d’une Boiler Room c’est le minimalisme de la caméra fixe qui filme en plan large le DJ mais aussi le public ! Plus tard viendra une deuxième source vidéo sur les platines pour nous faire voir de plus près la performance. Puis encore plus tard des caméras non-fixe qui se déplaceront pendant les live.

Reste une chose, avoir osé mettre l’artiste dos tourné au public et les enceintes en façade plein pot. L’ironie de l’histoire, sans parler des dos toutes la soirée, c’est que pendant longtemps ces soirées un peu spécial se sont organisées dans des club de bas-fond avec comme seul public, des privilégiés. Des guests qui ont pu par moment voir leur ego accomplir des choses sans honte.

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L’influence dans le milieu

Les principaux programmateurs de Boiler Room ont su rester dans l’originalité et dans la qualité quant aux artistes diffusés et cela depuis toujours. On peut véritablement apprécier un style Boiler Room où les mix sont à la fois dur, dans le vif et sans concessions. L’artiste n’est pas là pour une promo exceptionnel, il est juste présent pour profiter d’une organisation exceptionnel et cela ce ressent dans la construction du set qui n’est pas un pur cachet de musique hit-parade.

Heureusement pour la société, car en choisissant l’ouverture elle permet de faire découvrir via les dj/artistes des morceaux qu’on on aurait certainement jamais entendu à la radio. L’influence se veut underground et c’est la source, depuis le début. On peut apprécier de voir les musiciens de Little Dragon en DJ set ou en encore Thom Yorke mixer 30 min des sons aussi dingue que le groupe Radiohead mais également des choses musicalement plus pointu comme Rødhåd un DJ Berlinois qui se produit encore très peu en live.

L’influence de Boiler Room est franchie quand on voit toute la flopée de reproduction/adatation du concept dans des milieux plus amateurs ou même dans le monde des clubs. Alors qu’il y a encore quelques années ceux-ci étaient très fermé, auto-centré sur leur communication en interne. La péniche parisienne Concrete est un très bon exemple, car depuis un an ce club sur l’eau nous fait revivre à leur sauce et en vidéo le live de certain DJ.

live de Laurent Garnier sur la péniche en novembre 2013

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