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#portesouvertes, #prayforparis, #jesuisparis, les hashtags pullulent et la twittosphère s’enflamme; les lumières se tournent vers les couleurs bleues, blanches et rouges partout dans le monde; Obama en vient même à arrondir ses « r » afin de prononcer de la meilleure des manières le: « liberté, égalité, fraternité » franco-français.

Jamais un soutien post-catastrophe n’avait été aussi fort envers l’hexagone, et aussi relayé grâce à l’aide des réseaux sociaux. Ces derniers ont joué un rôle capital lors des attentats de la semaine dernière. Décryptage médiatique.

Une toile protectrice !

Forcément, vous y étiez; évidemment vous l’avez vu; clairement vous l’avez senti. Qui n’était pas accroché à son smartphone, à sa tablette, à son ordinateur pendant ce vendredi de terreur que nous venons de traverser. Alertes infos incessantes, fausses rumeurs à foison, caricaturistes à la recherche DU bon dessin ou DE la bonne petite phrase et hashtags records.

Internet et notamment par le biais des réseaux sociaux à une nouvelle fois prouvé l’étendue de son pouvoir positif ou négatif…La toile de cette fin de semaine a agit comme une preuve « écrite » ou du moins « visuelle » de la solidarité qui nous habitait tous. A peine les premiers coups de feu entendus que la majorité des parisiens tentaient d’abréger la souffrance et les risques que courait chaque passant errant dans les rues en leur proposant leurs #portesouvertes. Une pratique qui – malgré son effet bienfaiteur – aurait pu se transformer en un tout autre effet pervers: celui d’un assaillant se fondant dans la foule et profitant d’une cour d’immeuble ou d’un pallier pour se réfugier des tirs de la police. Fort heureusement, il n’en n’a rien été.

Autre point positif et qui est assez rarissime pour être signalé: l’intervention de notre compagnon du quotidien Facebook dans la bataille. Oui je dis bien notre « compagnon » car le droit de confusion était permis: Facebook véritable « friend » humanisé ou juste réseau social surpuissant s’assurant de notre sécurité presque avant nos proches via son dispositif « Safety Check » déployé à 1h du matin, juste après l’assaut des forces de l’ordre au Bataclan. Ca a parfois du bon d’être un patron des Big Data, on « like » !

Une toile directrice ?

Sommes-nous encore assez forts pour lutter contre notre fil d’actualité ? Pour ne pas se laisser berner par un « post » trop relayé ou une vidéo trop partagée ? Difficile à dire.

En ces temps de catastrophe terroriste, il est dur de se laisser tenter par une vidéo humoristique, un extrait de bêtisier ou un gif qui nous redonnerait le sourire, pourquoi ? Car il n’y en a tout simplement plus ! Pure-player et journaux numériques ne nous laissent pas respirer, le réseau social – censé en premier lieu nous divertir – ne fait que nous enfoncer dans notre profonde tristesse sous des tas de dossiers, témoignages, vidéos « propa Daesh » et j’en passe…

La toile a un pouvoir sur nous et il faut le reconnaitre. Pris par les tripes, le coeur et l’émotion, nous sommes capables de relayer une image de Paris en plein mois d’août pour attiser la peur d’un Paris vide au lendemain des attaques; capables de partager des images de liesse dans la bande de Gaza pendant qu’en même temps le peuple palestinien nous transmet ses hommages. Tant de pièges tendus qui n’attendent que notre clic pour envahir nos cerveaux bouleversés par la tragédie. Heureusement certains mouvements, je pense aux « Décodeurs du Monde » sont là pour nous montrer la voie et nous éviter une fausse route pleine d’amalgames.

Mais surtout, une toile mobilisatrice

D’aucuns critiquent la force de frappe d’Internet dans nos agissements du quotidien. Certes, mais sachez surtout reconnaitre cet outil comme un formidable moyen de mobilisation et de relais de solidarité, de fraternité. Le moindre rassemblement aurait tout de suite eu moins d’aura sans la création d’un groupe Facebook dédié. Un dessin placardé sur les immeubles, les grands monuments et la Une des journaux du monde entier aurait pu tomber dans l’oubli rapidement sans le « sharing » de millions d’internautes. Le hashtag, invention purement « twittorisienne » a certainement pu sauver plus d’une vie dans la nuit de ce vendredi dernier si particulier !

Alors oui chers internautes, être un adepte des réseaux sociaux en 2015 a encore du bon car malgré les dérives, les intox, les alertes et j’en passe; il reste un des médias privilégiés pour renforcer notre communauté, appuyer notre cohésion et faire valoir notre désir sans limite de pouvoir vivre ensemble. Le réseau social est le plus gros miroir que l’on puisse posséder sur le monde, profitons en, utilisons le à bon escient pour faire comprendre à toute une communauté les valeurs que le mot « Français » représente !

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